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L’engagement de nombreux grands joailliers contre la junte militaire birmane
La « vallée des rubis » dans la région de Mogok est l’une des plus grandes mines de rubis au monde. Après les derniers événements qui ont eu lieu dans le pays, la junte militaire a annoncé qu’elle organiserait durant le mois de novembre une nouvelle vente aux enchères de gemmes (saphirs, rubis…) et de jade en dépit des appels internationaux au boycott des pierres précieuses en provenance de ce pays. D’abord le joaillier Cartier, filiale du groupe suisse Richemont, puis Bulgari, le plus célèbre bijoutier italien, ont demandé, après cette annonce, à leurs fournisseurs, de certifier l’origine de leurs pierres, afin d’écarter un achat en provenance de Birmanie. La décision de Bulgari, troisième joaillier mondial, intervient bien après celle de l’américain Tiffany qui a cessé de s’approvisionner en Birmanie en 2003. La conduite du joailler Tiffany suit la conduite des Etats-Unis destinée à punir le régime birman interdisant en effet les importations provenant directement de Birmanie.
Cette prise de position des grands noms de la joaillerie montre que le luxe et l’engagement humanitaire et politique sont tout à fait conciliables. Nous pouvons même considérer que le boycott de Cartier, Bulgari et Tiffany peut représenter une véritable arme contre la dictature de la junte militaire birmane.
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Tags: Birmanie, joillerie, Cartier, Bulgari, Tiffany, rubis |
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